Les bienfaits du maquereau.

Poisson méconnu, le maquereau se révèle être un trésor du bien manger. Au-delà de ses protéines complètes aux 9 acides aminés essentiels, qualité qu’il partage avec l’ensemble des poissons et des viandes, il a des bienfaits nutritifs et des atouts bien à lui pour stimuler et préserver notre santé.  

Les bonnes graisses du maquereau.  

Avec 12% de lipides, le maquereau est au palmarès des poissons les plus gras aux côtés du saumon et de la sardine. Mais attention, poisson gras ne veut pas dire mauvais pour la santé ! Bien au contraire, le maquereau est une source précieuse de « bonnes graisses », celles que l’on connait sous l’appellation « oméga-3 », aussi dites « acides gras essentiels » ou « graisses poly-insaturées » - « poly » car il y en a plusieurs, en l’occurrence deux : l'acide eicosapentaénoïque (EPA) et l'acide docosahexaénoïque (DHA) (*). 

Ces oméga-3 sont bons pour le fonctionnement du cœur, du cerveau, du foie et régulent les fonctions essentielles de notre corps. Ils sont indispensables à notre métabolisme mais on ne peut les fabriquer seul, on doit se les procurer nécessairement par l’alimentation.  

Il faut à notre organisme un apport nutritif de 250 milligrammes de chacun de ces deux oméga-3 par jour en moyenne. Et 100g de maquereau apportent 6 fois les apports quotidiens conseillés en DHA, et 3 fois ceux en EPA. Une source précieuse donc ! D’autant plus que les apports moyens des Français de ces deux oméga-3 sont insuffisants de moitié (**).  

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Les bonnes vitamines du maquereau.  

D’après l’ANSES, 70% de la population française est en manque de Vitamine D (***), notamment en hiver en raison du manque de soleil. En effet, exposer chaque jour son visage, ses mains et ses avant-bras aux ultraviolets du soleil pendant une dizaine de minutes permet à notre corps de synthétiser la quantité de vitamine D nécessaire.  

Mais hormis l’exposition au soleil, certains aliments peuvent satisfaire ce besoin, notamment les poissons gras. Et le maquereau est particulièrement riche en vitamine D puisque 100g de maquereau couvrent 100% des apports quotidiens (ou VNR) nécessaires à notre organisme.   

La vitamine D, essentielle à notre corps, a un rôle polyvalent puisqu’en absorbant le calcium et le phosphore, elle contribue activement à la bonne santé de nos os et de nos dents, mais aussi de nos muscles via les tissus cellulaires, de notre système nerveux via son effet bénéfique sur les transmissions nerveuses, et l’ensemble de notre système immunitaire

Par ailleurs, le maquereau est une source reconnue de vitamine B3 (41% des VNR****) et de vitamine B12 (300% des VNR**** soit 3 fois les apports journaliers recommandés), qui permettent de combattre la fatigue sur tous les plans en stimulant notre métabolisme énergétique, nos fonctions psychologiques et physiologiques, et notre système nerveux.  

Les bons minéraux du maquereau. 

Le maquereau est particulièrement concentré en iode (43% des VNR), en sélénium (56% des VNR) et en phosphore (30% des VNR), des minéraux marins de prime importance pour notre organisme : 

- L’iode, impliqué dans la synthèse des hormones thyroïdiennes, est notamment indispensable au bon développement cérébral du fœtus. Et ceci dès les premiers mois de la grossesse. Les femmes enceintes ont un besoin accru en iode et ont donc tout intérêt à consommer du maquereau, d’autant plus que c’est un poisson non-prédateur sans risque de concentration en métaux lourds (*****).  

- Le sélénium quant à lui est un précieux anti-oxydant qui lutte contre le vieillissement prématuré des cellules en activant les défenses antioxydantes de notre organisme. 

- Le phosphore fortifie notre squelette, nos dents et nos membranes cellulaires, tout en participant au métabolisme énergétique, un oligo-élément capital pour les séniors. 

Le maquereau offre donc des nutriments bénéfiques à tout âge de la vie. A la belle-iloise, nous le choisissons auprès de nos pêcheurs-partenaires avec la plus grande exigence, et le travaillons dans nos ateliers de Quiberon avec l’esprit de bien faire.  

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Pour aller plus loin.  

(*) : Sans oublier le troisième oméga-3, l’ALA (acide alpha-linolénique), indispensable lui aussi d’autant plus qu’il est « précurseur » pour les autres oméga-3 c’est-à-dire que l’ALA permet la synthèse de l’EPA et du DHA. On trouve l’ALA essentiellement dans les noix et les huiles de colza ou de lin. 

(**) : L’ANSES (l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation) mène tous les 7 ans son Étude individuelle nationale des consommations alimentaires pour faire le point sur les évolutions des pratiques alimentaires des Français. La dernière étude en date, l’INCA 3, réalisée en 2014-2015, fait état du manque notable des oméga-3 dans l’alimentation des Français. Ainsi les apports journaliers en EPA sont de 117mg d’EPA et de 169mg de DHA, soit près de moitié moins des apports recommandés pour chacun : 250mg.  

(***) : En 2021, l’ANSES a mis à jour, pour la première fois en 20 ans, sa liste de recommandations officielles sur nos besoins nutritifs en vitamines et minéraux, en publiant de nouvelles valeurs de référence, qui sont autant de repères pour la population française. Lors de cette actualisation, l’ANSES a souligné que la couverture des besoins en vitamine D et en vitamine B9 des Français demeure un « enjeu de santé publique ».  

(****) : Le terme officiel Valeur Nutritionnelle de Référence (VNR) a remplacé l’ancien terme « Apports journaliers recommandés » en 2011, suite au règlement « Information du consommateur » (INCO) de l’Union européenne, dont l’objectif était d’harmoniser et moderniser l’étiquetage des produits alimentaires au sein de la communauté européenne, afin de mieux informer les consommateurs.   

(*****) Les femmes enceintes ou allaitantes, ainsi que les nourrissons et enfants en-dessous de 3 ans, doivent limiter leur consommation de poissons « prédateurs » (lotte, dorade, thon etc.), voir en éviter certains pour les plus gros (espadon, requins etc.). Le maquereau, poisson relativement petit, se nourrit essentiellement de zooplancton et de très petits poissons, il n’est donc pas prédateur et sa consommation ne présente pas de risque pour les femmes enceintes ou nourrissons.