Carnet de bord gourmand
Qu’ils soient bloggeurs, salariés de la Conserverie ou tout simplement amateurs de bonnes choses… Ils partagent tous la même passion pour nos petites boîtes ! Pour cette édition, embarquez avec Lionel Tassan dans son escapade au Vercors…
27 - 09 - 2021
Le Vercors
Le Vercors
Ses photos sont de véritables pépites. Lionel est professeur de mathématiques et auteur dans la presse spécialisée « outdoor ». C'est un fou-dingue d'immersion en montagne sauvage. Un vrai de vrai. Il y grimpe, glisse, marche. Et surtout, il observe. Alors, quand il nous a dit qu’il partait une journée entière avec ses deux filles explorer le plateau du Vercors, on lui a glissé l’idée de nous faire vivre cette expérience via ses mots et ses photos. Et le résultat est canon.
Photo : Lionel Tassan

On a une belle complicité avec Émie et Stella. Depuis leur plus jeune âge, je les initie à une certaine communion avec la nature, qu’elle soit sportive ou contemplative.

À l’arrivée de l’automne, les oiseaux se remettent à chanter et les cerfs donnent de la voix en montage. On allait donc profiter de la météo encore clémente pour partir à la journée.

Mais avant de décoller, il y a un événement que l’on ne voulait pas manquer. Chaque année se déroule la Coupe Icare, festival de démonstration de vol libre en montgolfières.
Les aéronefs s’envolent de leur base de Lumbin pour venir se poser dans les champs à côté de la maison. Partout, dans les rues du village, les enfants courent et les voitures s’arrêtent. 

Neuf heures, les montgolfières arrivent. Parfois, elles semblent se poser sur les toits des maisons. Un spectacle dont on ne se lasse pas.

Photos : Lionel Tassan

On prend ensuite la direction de Crolles pour aller faire quelques provisions avant le temps fort de la journée.
On a la chance d’y trouver une boulangerie artisanale, "Le pain de Saint-Hugon", qui fait des merveilles.

On passe aussi faire un saut au petit magasin bio voisin pour prendre quelques fruits, avant de revenir à la maison préparer le matériel.

Photos : Lionel Tassan

Et autant vous dire qu’il faut veiller à ne rien oublier. On part dans le Vercors, là où les hauts plateaux se refroidissent vite en fin de journée. Les doudounes ne seront donc pas de trop.

Tout comme les lampes frontales, étant donné que notre retour se fera dans la nuit noire. À moins que le clair de lune puisse nous accompagner, si les nuages annoncés ne sont pas trop en avance.

De mon côté, j’emporte aussi le matériel d’observation : jumelles, appareil photo, trépied, téléobjectif, etc.

Dernière halte avant l’expédition, pour prendre de quoi accompagner le pain, le fromage et les fruits. À la maison, on adore les préparations au thon et les rillettes de poisson.

On file donc au magasin de vente directe de la belle-iloise, à Grenoble. Ce sera salade pour le midi, et préparation sandwich et rillettes pour le soir.

Photos : Lionel Tassan

Direction le plateau du Vercors. Avant même de commencer la randonnée, il faut faire le plein d’énergie. Et ça tombe bien, les estomacs commencent à se faire entendre.

Sur la petite route qui mène à Saint-Nizier puis à Lans, on trouve un coin un peu à l’écart et au soleil. L’endroit est tout désigné pour sortir la petite table et les chaises pliantes. La Salade de maquereau et lentilles beluga remporte un franc succès.

Photos : Lionel Tassan

C’est à quinze heures que la petite troupe se met en route pour la réserve naturelle des hauts plateaux du Vercors, après avoir vérifié que rien n’a été oublié.

Photos : Lionel Tassan

On est immédiatement plongés dans une ambiance idyllique. Un calme rare, comme un air de Canada. Le large chemin du départ fait place à des sentes non balisées. L’idée est de se perdre pour mieux s’imprégner de ces lieux magiques.

Le cri d’un geai, l’appel du grand corbeau ou le biz discret d’un pipit des arbres en migration me replongent dans mes compétences ornithologiques. Pas un souffle d’air, pas un bruit parasite ne vient perturber les oreilles.

On en profite pour écouter. Sans oublier de faire de temps en temps le point avec la carte pour ne pas se perdre, littéralement.

Photos : Lionel Tassan

Dix-huit heures. On décide de se poser dans une petite clairière, là où on aura un excellent point d’écoute jusqu’à la nuit.

L’ouverture du terrain confère également des possibilités d’observation, si jamais. Les jumelles sont de sortie. La lumière décline.

Photos : Lionel Tassan

Tous ces moments forts avec la nature, la marche, ça creuse. Les filles réclament de sortir nos petites boîtes. On pourra ensuite profiter des dernières heures du jour, prévues comme les plus intenses. On déroule le tapis rouge-gris, et on s’installe.

Le soleil décline et passe derrière la petite crête à l’ouest. Tout doucement, la nuit approche. On empile les couches pour ne pas avoir froid, et on se régale. A l’unanimité, la préparation sandwich thon, tomates, olives vertes, herbe de Provence reçoit la palme du jour.

Photos : Lionel Tassan

C’est alors que la première surprise de la soirée survient. Une Chouette chevêchette lance son chant d’automne. Trois autres finissent par lui répondre. C’est un véritable concert.

Moi qui suis un habitué de l’elfe de nos forêts, jamais je n’avais eu une telle densité d’oiseaux. Pour les filles, qui ont déjà observée cette chouette à plusieurs reprises, c’est probablement leur plus belle contemplation.

Photo : Lionel Tassan

En cherchant un peu, on trouve l’une d’entre elles posée sur une branche. D’autres se posent à la cime des arbres dans les dernières lueurs du jour.

Au loin, résonnent les brames des cerfs. Une Chouette hulotte vient survoler nos têtes à quelques mètres. L’instant est fabuleux. C’est au-delà de ce que l’on pensait trouver ici.

Photos : Lionel Tassan

La lune se lève derrière les sommets. Le ciel semble s’éclaircir alors que de gros nuages nous menaçaient.

Les chevêchettes continuent d’animer le fond sonore, tandis que les cerfs se rapprochent. Dans le silence de la nuit, les raires donnent une ambiance irréelle.

Il est temps de s’en retourner, on a encore une bonne marche pour revenir vers la voiture. 

Mais une dernière surprise va s’inviter. Alors que nous rangeons les sacs et préparons les lampes qui nous guideront pour le retour, au loin, dans la profonde forêt du Vercors, les hurlements des loups nous rendent complètement hystériques.
Ils ne dureront qu’une ou deux minutes mais concluront en apothéose cette soirée d’observation et d’écoute du ventre de nos forêts alpines.

Photos : Lionel Tassan

La pleine lune guide nos pas sous les derniers raires, pendant que nous laissons les chouettes à leurs marquages territoriaux.

Au cœur de la forêt, nos pas et nos lumières permettent un retour avec une sérénité que seuls ces instants peuvent nous apporter.

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